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Depuis son arrivée l’été dernier, Claudio Bravo peine à faire l’unanimité auprès des fans de Manchester City, nostalgique de Joe Hart, qu’il a remplacé, et pas forcément convaincus par l’importance de son jeu au pied. Le Chilien se sert des critiques et assure que son rôle s’étend au-delà que celui d’arrêter des ballons. 

Quand il a posé le pied à Manchester à la fin du mois d’août dernier, Claudio Bravo (33 ans) est apparu comme un OVNI. Ses deux saisons passées à Barcelone et les 17 millions d’euros déboursés par Manchester City ont agité la curiosité des fans de City. Une certaine rancœur, aussi. Parce que Pep Guardiola, nouveau manager des Citizens, est allé chercher le Chilien en Catalogne après avoir envoyé Joe Hart, l’un des chouchous du public, en prêt au Torino. La raison ? l’Espagnol cherchait un gardien à l’aise avec les pieds et avec l’idée de participer au jeu qu’il prône.

Plus adepte du jeu long, Hart a donc été invité à changer d’air. Plus de trois mois plus tard, Bravo n’a toujours pas fait l’unanimité alors que Manchester ne pointe qu’à la quatrième place de Premier League avant son déplacement à Leicester City ce samedi.


« J’ai connu la même situation à Barcelone »

Mais Bravo se fiche des critiques. « Bien sûr qu’il y aura toujours des comparaisons entre les gardiens précédents et celui qui est là maintenant, convient-il dans une interview au Guardian. Je sais ce que Joe a fait ici, il a fait de grandes saisons et il a gagné beaucoup de choses avec le club. Mais j’ai connu la même situation quand je suis arrivé à Barcelone pour remplacer Victor Valdes, l’un des meilleurs gardiens du moment. C’est comme ça que le football fonctionne. Je suis là maintenant et Joe est ailleurs. Il faut rester calme là-dessus et je suis une personne relax. »


« Je joue d’une manière qui implique de prendre des risques »

Malgré tout, sa prise de pouvoir ne convainc pas encore totalement. Elle a même aiguisé les moqueries quand le gardien a commis une grosse erreur avant de se faire expulser sur le terrain du FC Barcelone en Ligue des champions (4-0). « Je joue d’une manière qui implique de prendre des risques, souligne-t-il. Le problème, c’est que sur 300 passes, vous faites une erreur. J’ai fait cette erreur contre Barcelone quand je me suis fait expulser. Mais c’est un risque qu’il faut prendre. La critique existera toujours mais je n’ai pas de problème avec ça. En fait, j’accepte souvent les critiques parce que je sens que ça aide à être meilleur. Et je me souviens plus difficilement des compliments. »


« Ce que j’apprécie le plus, c’est de faire des arrêts »

Ce qui n’empêche pas Bravo d’avoir une étiquette constamment collée à son dos : celle d’un bon joueur au pied. Avant même d’être un gardien de but. « Jouer avec les pieds, c’est inné, reconnait-il. Je joue gardien depuis que j’ai six ans mais j’ai toujours travaillé ma conduite de balle, le jeu au pied, la manière de contrôler le ballon, comment le passer. Mon premier boulot, c’est arrêter les buts. Ce que j’apprécie le plus, c’est de faire des arrêts et bien jouer dans le but. Après ça, je peux aider l’équipe en jouant au pied et je me sens bien dans ce rôle. Notre style nécessite d’être impliqué. Si vous avez un gardien qui est loin de sa ligne défensive et qui ne propose aucun soutien à ses défenseurs centraux, je ne suis pas sûr que le système fonctionne. J’ai besoin de savoir où me déplacer et les positions à prendre parce qu’en plus de sauver les buts, il y a beaucoup d’autres choses dans ce rôle. » Les fans de City attendent encore d’en être convaincus.
SFR Sport

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