La Russie est-elle l'équipe à battre ?
Indubitablement. Elle arrive à Espinho non seulement en ayant gagné les deux dernières éditions de l'épreuve, mais également en restant sur une série de 12 matches sans défaite dans la compétition, avec dans ses rangs 10 des 12 joueurs champions du monde à Tahiti. Lors du Mondial 2013, les Russes avaient montré que leur appétit de victoire était intact. Cet état d'esprit s'est confirmé très récemment aux Jeux Européens de Bakou, où la Russie a remporté la médaille d'or en dépit d'une défaite en phase de groupes.
Quels sont les autres grands candidats au titre mondial ?
Si le cercle des prétendants à la couronne mondiale s'est agrandi au cours de ces dernières années, l'histoire de la discipline place toujours le Brésil en position de candidat évident au sacre final, la Seleção ayant tout de même remporté quatre des cinq premières éditions du tournoi. Mais plusieurs sélections européennes semblent avoir le mélange nécessaire d'expérience et de jeunesse pour endosser le costume de sérieux trouble-fêtes : l'Espagne, vice-championne du monde et championne d'Europe en titre ; l'Italie, qui vient de réussir l'exploit de battre la Russie à Bakou ; enfin la Suisse, qui compte toujours dans ses rangs plusieurs rescapés de la finale perdue à Dubaï 2009. Et le Portugal ? Oui, l'hôte de la compétition fait aussi partie des candidats au titre, à ceci près que...
Le Portugal saura-t-il gérer la pression du public ?
Si l'on analyse l'effectif portugais, tout porte à croire que les hôtes du tournoi seront en mesure de gérer la pression que peut constituer le fait de jouer devant son propre public. Madjer, Alan et Belchior totalisent à eux trois 96 matches et 140 buts en Coupe du Monde. Ils possèdent donc l'expérience nécessaire pour convertir cette pression en force positive. "Le public sera notre treizième homme. Cela va beaucoup nous aider, c'est incontestable. Le beach soccer ne cesse de gagner en popularité dans notre pays et l'on voit bien que les Portugais connaissent de mieux en mieux la discipline. Maintenant, à nous d'être à la hauteur de leurs attentes", a annoncé Madjer à FIFA.com.
Les statistiques montrent toutefois que seul le Brésil est parvenu à s'adjuger le titre mondial à domicile. Après avoir échoué lors de l'édition inaugurale en 2005 en quittant la compétition au stade des demi-finales, précisément face au Portugal, la Seleção avait triomphé à Rio de Janeiro 2007. Ensuite, la France à Marseille 2008 et l'Italie à Ravenne 2011 n'avaient pas réussi à dépasser les quarts de finale. À Dubaï 2009, les Émirats Arabes Unis avaient été éliminés dès le premier tour tandis qu'en 2013 à Tahiti, les locaux avaient terminé quatrièmes.
Y aura-t-il des surprises ?
Il y en a toujours. En 2005, le Japon s'était hissé dans le dernier carré, défiant ainsi tous les pronostics. Personne ne voyait non plus l'Uruguay atteindre la finale en 2006, et encore moins le Mexique, dont c'était la première participation au tournoi, en 2007. Les quatrièmes places du Salvador en 2009 et de Tahiti en 2013 ont également surpris la planète entière.
"Nous allons essayer de gagner ce tournoi", explique au micro de FIFA.com Marco Octavio, qui s'apprête à disputer son troisième Mondial comme sélectionneur de l'Iran. "Il y a deux ans, la Russie nous avait éliminés avec les plus grandes difficultés (5:6) en quarts de finale. Depuis, nous avons battu les Russes et les Brésiliens. Nous avons fait tout le travail nécessaire pour faire partie des candidats au titre mondial", déclare le coach de la Melli, qui aura quand même fort à faire dans le groupe le plus haut relevé du premier tour, composé du Brésil, de l'Espagne, de l'Iran et du Mexique.
Le Sénégal, le Paraguay et le Costa Rica affichent eux aussi des ambitions élevées. Le buteur costaricien Greivin Pacheco, qui avait participé au Mondial 2009 où les Ticos avaient perdu leurs trois matches de groupe, vise haut lui aussi, dans une autre poule qui s'annonce compliquée et qui comprend également l'Italie, Oman et la Suisse. "Ça va être difficile, mais pas impossible. Nous allons essayer de rivaliser et, si possible, d'entrer dans l'histoire", lance Pacheco.
Qui peuvent être les stars de Portugal 2015 ?
Parmi les nombreux prétendants, les noms du Portugais Madjer, du Brésilien Bruno Xavier et du Russe Andrey Bukhlitskiy viennent immédiatement à l'esprit. À Espinho, plusieurs joueurs peut-être moins connus, mais non moins réguliers au plus haut niveau, devraient une nouvelle fois se mettre en évidence, à l'exemple de l'Iranien Mohammad Ahmadzadeh, de l'Italien Paolo Palmacci ou de l'Argentin Luciano Franceschini.
Les valeurs montantes du beach soccer mondial ont pour noms Llorenç (Espagne), Datinha (Brésil), Ozu (Japon), Raimana Li Fung Kuee (Tahiti), Babacar Fall (Sénégal) et Rubén Morán (Paraguay). Tous ces joueurs seront présents à Espinho, où la fête mondiale du football sur sable promet d'être belle.
FIFA.com

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