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Aujourd’hui, à l’aube d’un « Boxing Day » où les points vont coûter chers, le joueur d’origine turque est auteur de 15 passes décisives, en seulement 17 matchs de championnat.


Nous ne sommes qu’à la mi-saison, et Mesut Özil affiche des statistiques affolantes. Aux 15 passes décisives en championnat en 16 matchs disputés, on peut ajouter 2 buts en championnat. Il est impliqué dans 17 des 31 buts d’Arsenal depuis le début de la saison. Il a toujours affiché de belles stats au niveau des passes décisives (record de 17 passes avec le Real Madrid lors des saisons 2010-2011 et 2011-2012 en championnat). Mais lors de ses deux premières saisons en Angleterre, le meneur de jeu avait eu du mal à faire briller ses coéquipiers (9 et 5 passes décisives depuis son arrivée en 2013). Aujourd’hui on reconnait le Mesut du début de sa carrière, celui qui faisait les différences dans les petits comme les grands matchs. Il est la principale arme d’Arsenal. Considéré comme le meilleur meneur de jeu de la planète lors de ses années madrilènes, il veut récupérer ce statut grâce à ses performances sur le terrain.


Un schéma, un positionnement et des coéquipiers qui lui vont bien

Si Mesut Özil affiche des statiques excellentes, c’est notamment grâce à une place de meneur de jeu retrouvée dans le dispositif tactique d’Arsène Wenger. Bien souvent exilé sur un côté depuis son arrivée, dans un « 4-3-3 » où l’enfant de Gelsenkirchen était perdu sur la pelouse. Il touche très peu de ballons, obligé de beaucoup trop décrocher, et donc d’être très loin du but adverse et ainsi beaucoup moins décisif et présent dans les actions offensives.
Cette saison, il est repositionné dans son poste de prédilection de « numéro 10 », le génie allemand arrive à se situer sur le terrain et se trouve toujours au bon endroit pour délivrer la dernière passe, souvent synonyme de but. Dans le « 4-2-3-1 » concocté par le coach français, Mesut Özil profite pleinement des espaces et se sert à merveille du jeu dos au but et précieux d’Olivier Giroud (auteur de 10 buts en championnat). De plus, il a sur ses ailes des joueurs qui vont très vite comme Theo Walcott ou Joel Campbell, en attendant le retour en janvier du chilien Alexis Sanchez. Un schéma et un style de joueurs qui lui sont familiers, au Real Madrid, il avait de chaque côté Di Maria et Cristiano Ronaldo.


Épargné par les blessures, il est omniprésent

On dit bien souvent que pour remplir une belle fiche de stats à la fin de la saison, il faut bénéficier d’une préparation physique complète. Cette année pour Mesut Özil, c’est le cas. L’allemand n’a pas été sollicité par une coupe du monde ou un Euro, il a donc été présent dès la reprise des entraînements cet été. Par rapport aux saisons précédentes, le gaucher allemand a déjà joué 22 matchs toutes compétitions, alors qu’à titre d’exemple, il en a joué uniquement 32 sur l’ensemble de la saison dernière. L’an dernier, à la même époque, on apprenait que l’allemand allait être absent entre 10 à 12 semaines à cause d’une rupture partielle du ligament latéral du genou gauche. Des blessures à répétition surement dues à une coupe du monde longue et éprouvante pour le champion du monde allemand.

Et aujourd’hui il donne le tournis aux défenses anglaises et européennes, à l’image de son match face au Bayern Munich (2-0 pour les Gunners). Un match où l’international allemand était aux quatre coins de l’Emirates Stadium, n’hésitant pas à redescendre pour prêter main forte à Santi Cazorla et Francis Coquelin au milieu du terrain et qu’il a ponctué par un but en fin de match.

Désormais, Mesut Özil ne baisse pas en régime dans un match et est capable de se montrer décisif en début comme en fin de rencontre. Le coach des Gunners n’hésite pas à le laisser sur le terrain, puisqu’il a fini 8 des 16 matchs qu’il a disputé cette saison, et le fait sortir en toute fin de match lorsque le score est acquis en faveur d’Arsenal. Une preuve de confiance pour l’homme aux 70 sélections (18 buts) avec la Mannschaft.

Mesut Özil a su prendre son mal en patience après deux premières saisons très moyennes, pour ne pas dire mauvaises au bord de la Tamise. Aujourd’hui, à titre individuel, il est à cinq passes décisives de la légende des Gunners Thierry Henry. Et il peut être celui qui amène les canonniers d’Arsenal vers un quatorzième titre de champion d’Angleterre. Sous contrat jusqu’en 2018, à ce rythme-là, l’allemand peut vivre une saison magnifique avec un Euro en France à la fin de la saison où l’Allemagne fait figure de favorite.
beINSPORTS

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