Vous ne les prendrez évidemment pas à en parler, même du bout des lèvres. Il est toutefois autorisé que le Ballon d’Or a occupé, au moins l’espace de quelques minutes, les pensées de ces trois joueurs au fur et à mesure qu’ils s’affirmaient comme des acteurs majeurs de l’Euro. Pour Cristiano Ronaldo, Gareth Bale et Antoine Griezmann, les cinq derniers jours du tournoi qui se profilent peuvent être, sur le strict plan individuel, décisifs pour leur fin d’année.
En ligne de mire, évidemment, le Ballon d’Or. Comme toujours en année de grande compétition, l’issue de l’Euro peut avoir une part importante dans l’attribution de la consécration individuelle suprême du football mondial. Et les Européens peuvent nourrir, cette année, quelques ambitions. Bien sûr, Lionel Messi est toujours le grandissime favori de cette course. Mais l’Argentin n’a remporté « que » la Liga et la Coupe du Roi, et il a échoué en Ligue des champions et à la Copa America.
Un Ballon d'Or champion d'Europe, loin d'être une évidence depuis 20 ans
Alors, suffisant pour remettre les Européens dans la course ? Sur l’année 2016, ils sont tous trois dans une forme éclatante. Avec une moyenne de but par match qui va de 0,6 pour Bale et Griezmann à 0,94 pour Ronaldo, tous ont fait preuve d’une efficacité monstre en club comme en sélection. Ronaldo et Bale ont, quant à eux, conquis le Graal du football de clubs, la Ligue des champions, là où Antoine Griezmann est arrivé en finale.
Si l’un d’entre eux gagne l’Euro, cela suffira-t-il à rompre l’hégémonie de Messi sur le petit ballon doré ? Pas sûr. Ni Messi en 2012, ni Ronaldo en 2008, ni Chevtchenko en 2004, ni même Figo en 2000 n’avaient été champions d’Europe avant de recevoir le trophée. Il faut remonter à l’Allemand Sammer, en 1996, pour trouver trace d’un combo Championnat d’Europe-Ballon d’Or. Déjà une éternité.
Eurosport


Réagissez Google+ Facebook