Aliou Cissé persiste et signe. Pour le regroupement des Lions à Polokwone en direction du match du second tour des éliminatoires du Mondial 2018, samedi prochain, le sélectionneur des Lions a fermé la tanière à double tour. Les rares journalistes sénégalais qui ont effectué le déplacement en Afrique du Sud sont indésirables aux côtés des Lions.
Aliou Cissé a donc remis ça. Le sélectionneur des Lions qui avait décrété 3 jours de huis clos total lors du dernier regroupement des Lions pour le premier match du Sénégal dans les éliminatoires du Mondial 2018 contre le Cap-Vert, le 8 octobre dernier, pour 2 jours seulement ouverts au public et à la presse, a reconduit le dispositif à Polokwane où Sadio Mané et sa bande préparent leur seconde sortie dans la compétition, samedi prochain face à l’Afrique du Sud. Le coach des Lions a déclaré la presse persona non grata au pays de Mandela. Les journalistes des deux seuls groupes de presse présents en Afrique du Sud, dont le reporter de STADES, éprouvent d’énormes difficultés à faire leur travail. Simplement parce que le sélectionneur des Lions a décidé de bunkeriser la tanière. Jusqu’à hier, les envoyés spéciaux sénégalais n’avaient pas accès aux séances d’entraînement des Lions. Et l’accès à l’hôtel où la délégation sénégalaise est descendue leur était également interdit. Privant ainsi le peuple sénégalais de son droit d’avoir des informations sur son équipe nationale de football. En lieu et place, des vidéos, des réactions de quelques joueurs sont mises en ligne sur le site de la Fédération Sénégalaise de foot dans un discours préconçu et assez huilé. Et pourtant, dans les plus grands clubs du monde, dans les grandes sélections organisées, les séances d’entraînement à huis clos n’ont jamais empêché les journalistes de faire leur travail. Des plages horaires sont aménagées pour permettre à la presse de poser les questions voulues aux joueurs et aux membres du staff technique. Des règles d’ailleurs établies par la FIFA lors de toutes les grandes compétitions internationales. Sauf qu’Aliou Cissé, lui, a décidé de ne pas faire les choses comme les autres. Lui qui refusait de sacrifiera la traditionnelle conférence de presse d’avant match, préférant publier ses listes sur facebook, avant de changer de fusil d’épaule au rythme des désapprobations. C’est vrai, avec Cissé, les excès n’ont jamais manqué, mais le vase n’est pas loin déborder.
STADES
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