Formé à l’institut Diambars, Vieux Yaya Sané a découvert le monde professionnel en Norvège où il a évolué avec Pape Alioune Ndiaye à Bodo Glimt. Actuellement à Bursaspor, en D1 turque, le milieu de terrain sénégalais de 27 ans veut briller dans son club pour donner un autre souffle à sa carrière.
Pouvez-vous revenir sur vos débuts dans le foot à Diambars ?
Je suis passé à l’institut Diambars à l'age de 10-13 ans. J’ai passe la-bas 8 années en temps que pensionnaire avant de décrocher un contrat professionnel. J’ai aussi joué dans le championnat sénégalais en D2. La même année, on a réussi à décrocher la montée en D1. C’est par la suite que je suis parti en Norvège.
Comment s'est passée votre arrivée en Norvège ?
J'ai débuté à Tromso où j’ai fait 6 mois. J'ai par la suite négocié un contrat de 3 ans avec Bodo Glimt. On a fait une année en D2 avant de décrocher la montée pour l’élite. J’ai prolongé pour une année de plus.
Est-ce que vos débuts en Norvège n’ont pas été difficiles ?
Au début, c'était difficile parce que je n’arrivais pas à être moi-même. Je venais d’un championnat très différent. Mais heureusement, j’ai eu la possibilité de m’habituer au championnat norvégien. J’ai fait des efforts pour apprendre. Après, je n’ai pas eu de problème.
A Bodo Glimt vous avez évolué avec Pape Alioune Ndiaye. Comment cela se passait entre vous ?
J'ai fait quatre ans avec Pape Alioune Ndiaye à Bodo Glimt. On a eu le même contrat. On a réussi à faire monter le club en D1 et après, on a joué deux ans et demi en première division. Le club était bien classé quand on y était. Avec PAN on a fait nos armes à Diambars et on a eu la chance de décrocher notre contrat professionnel en Norvège.
Qu’est-ce que le fait d’être passé par la Norvège a apporté à votre carrière ?
Honnêtement, Bodo Glimt était le club idéal pour moi. Grâce à Bodo Glimt j’ai appris à être costaud, j’ai appris à être patient là-bas. A Bodo Glimt, on était dans le top 5 des meilleurs joueurs avec Pape Alioune Ndiaye. C'est en Norvège qu'on a appris la patience. On était aussi fort mentalement. Grâce à PAN et moi, les Sénégalais ont eu plus de visibilité en Norvège. On tenait vraiment à montrer un visage exemplaire.
L’année dernière vous êtes passé par Brest. Comment cela s’est passé ?
L’année dernière j'étais à Brest mais j’avais d’autres opportunités. Moi, mon ambition était de jouer dans des clubs comme le Milan AC, la Juventus ou la Roma. J’ai signé à Brest parce qu’on était dans les derniers instants du mercato et qu’il fallait décrocher un nouveau club. Je suis sûr que je pouvais décrocher mieux. Je leur ai impose de signer un contrat de 6 mois. Ils n étaient pas d’accord au début. Ils me proposaient un contrat de 2 ou 3 ans. Je suis venu à Brest dans la 2ème partie de la saison. Il ne restait que 18 matchs à jouer. Sur ces 18 derniers matchs, j’ai été titulaire à 16 reprises. J’ai seulement raté 2 journées à cause d'une blessure et d’une suspension. A Brest, j’ai eu beaucoup de contacts en Ligue 1 française. J'ai été l’un des meilleurs joueurs de Brest lors de la 2ème partie de la saison. C’est pour cela que j’ai attire la convoitise de certains clubs de l’élite française avant de m’engager pour Bursaspor en Turquie. Je ne voulais pas rester très longtemps en L2. Avec mes qualités, je sais que je peux évoluer au plus haut niveau. A Brest, les gens étaient un peu énervés car ils ne comprenaient pas mon choix.
Malgré les offres en Ligue 1 française, pourquoi avez-vous choisi d’aller en Turquie ?
En France, au démarrage du mercato, les clubs attendent trop. Ils prennent leur temps jusqu’au dernier moment. J'ai eu une expérience difficile durant le mercato hivernal 2015. Je devais aller à Saint-Etienne. Ils étaient prêts à me proposer un contrat. Ils m'avaient, cependant, demandé d’attendre. Et du coup, j’ai refuse beaucoup d’autres clubs qui ne m’ont pas attendu et ont pris d'autres joueurs. Finalement, cela ne s'est pas fait avec Saint-Etienne puisqu’un de leurs attaquants s’était blessé et ils étaient obliges d’en prendre un autre à ma place. J’étais vraiment déçu.
Est-ce que cela se passe bien depuis votre arrivée à Bursaspor ?
Au début, c’était difficile parce que j’avais tout le temps des blessures. Actuellement, je reviens d’une blessure qui n’est pas méchante mais je devais le soigner. Honnêtement, dans le club, tout se passe bien. Les gens se comportent bien avec moi. C’est maintenant à moi de me reprendre pour bien entamer la saison. J’ai repris il y a de cela trois semaines. J’ai joué une rencontre de Coupe de Turquie. En championnat, je compte jouer dès cette semaine.
Quelles sont vos ambitions dans le foot. Rêvez- vous de quitter la Turquie pour un championnat plus huppé ?
Le plus important pour moi est d’être heureux à Bursaspor, de répéter les bonnes performances. Le reste va venir automatiquement. Un joueur de football doit être concentré dans son club tout en réalisant de bonnes prestations. Il faut être conscient, faire son travail comme il se doit et tout ira mieux. Si un jour tu dois jouer au Milan AC cela se fera automatiquement. Je ne suis pas obnubilé par la Premier League, la Liga, la Bundesliga ou autres. Le plus important est de jouer dans mon club et de rester concentré.
En voyant d’anciens pensionnaires de Diamhars comme Kara Mbodi, Pape Alioune Ndiaye, Saliou Ciss, etc. jouer en équipe, vous devez aussi avoir envie de les rejoindre dans la Tanière...
Notre rêve à tous est de jouer en équipe nationale. On veut porter le maillot de notre pays. J’adore voir les anciens pensionnaires de Diambars en équipe nationale. On se parle souvent au téléphone. Je suis fan de l’institut Diambars à 100%. Je les supporte tous que ce soit dans les moments difficiles comme dans les moments de bonheur. C’est l’occasion aussi pour moi de dire qu’on est derrière Pape Souaré. J’espère qu’il va bientôt revenir en forme. Je souhaite aussi à Kara, Pape Alioune et les autres de continuer à bien défendre les couleurs de l’équipe nationale du Sénégal. Je leur dis de continuer à se donner à fond comme ils le font actuellement.
Le Sénégal se dirige vers un match important face à l'Afrique du Sud en éliminatoires du Mondial 2018. Comment voyez-vous cette opposition ?
Je vais être direct. Je pense que cela va être un match dur. Je pense quand même qu’on a le potentiel pour gagner contre l'Afrique du Sud. Cela peut se faire car on est en pleine confiance. Les joueurs jouent ensemble depuis des années. Le coach est aussi conscient de ce qu'il fait. Les joueurs savent ce qui les attend face à l’Afrique du Sud. C’est à eux de faire la différence.
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