Au FC Zurich depuis bientôt quatre ans, Sangoné Sarr commence à gagner de l’expérience et de la maturité en Super League suisse. Un des acteurs clés de la consécration de l’AS Pikine en 2014 (doublé championnat-Coupe du Sénégal), le milieu de terrain avait également terminé meilleur joueur et 3e meilleur buteur de l’élite sénégalaise la même année avec 8 réalisations. Auteur de 4 passes décisives cette saison après 16 titularisations, il a activement contribué à l’actuelle 3ème place du FC Zurich. Entretien avec le joueur sénégalais de 25 ans qui fait son petit bonhomme de chemin.
Après trois années passées au FC Zurich, comment décrirez-vous la Super League suisse ?
C’est un championnat très technique mais surtout tactique. Sur le plan physique aussi il faut être très bien en place parce qu’on joue beaucoup entre les matches de championnat et de coupe.
Juste une année passée en division inférieure et vous avez rejoint l’élite. Quelles sont vos ambitions avec le club, cette saison ?
Cette année, on est revenu en Super League avec beaucoup plus d’ambition. En dépit de notre bonne position au classement (3e, 38 pts), on est conscient qu’on pouvait faire plus que ça. A mon niveau, je joue régulièrement et j’arrive à m’imposer dans le groupe de performance. Dès que j’ai rejoint ce club, mon objectif premier a été de jouer le plus de rencontres possible et d’avoir le maximum de temps de jeu. A partir de là, je peux dire que l’objectif est atteint.
Vous venez de boucler votre troisième année en Super League suisse. Apparemment, vous êtes bien intégré dans ce pays ?
Je commence à m’adapter à ce championnat, contrairement à mes débuts où je ne comprenais pas la langue. Il m’a fallu des mois pour être au diapason. Mais au fil du temps, je suis allé à l’école pour apprendre la langue. Et aujourd’hui, je sais communiquer avec les gens. C’était difficile certes mais j’ai tout fait pour m’intégrer.
Votre contrat arrive à terme en fin 2018, et bien avant même cette date, vos dirigeants l’ont renouvelé jusqu’en 2020. Comment avez-vous fait pour les convaincre ?
J’ai fait trois ans dans ce club et je pense que j’ai prouvé. J’ai travaillé dur pour gagner la confiance des dirigeants. J’ai été vraiment patient pour en arriver là.
L’année dernière, vous aviez des propositions pour quitter ce championnat. Qu’est-ce qui a bloqué ce transfert ?
Ma blessure à la fin de la saison a freiné ce transfert. J’avais des propositions mais je ne pouvais pas quitter vu mon état de santé à l’époque. A présent, je me suis rétabli et si je trouve une offre concrète, je ne vais pas hésiter pour tenter ma chance. Je pense qu’il est temps que j’aille découvrir autre chose. Cette année, j’ai débuté le championnat en pleine forme et je prie Dieu pour que cela continue. J’ai envie de montrer mon talent dans les autres championnats.
En 2014, vous faisiez partie des rares joueurs locaux à intégrer l’équipe nationale A sous l’ère Alain Giresse avec vos performances avec l’AS Pikine. Vous sentez-vous oublié par le sélectionneur actuel Aliou Cissé alors que vous êtes devenu pro ?
Jouer en équipe nationale A est mon objectif majeur. Et le fait d’y penser chaque jour me permet de mieux travailler. Tous les joueurs du monde ont envie de porter le maillot de leur pays. On ne peut ne peut ne pas penser à l’équipe nationale A. C’est le souhait de tout jeune qui veut progresser et aller de l’avant. On veut que les gens nous tendent une oreille attentive. Avant, le championnat suisse n’était pas très médiatisé mais aujourd’hui avec les nouvelles technologies, les gens commencent à suivre les informations concernant la Super League.
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