En perpétuelle évolution, la Major League Soccer, qui accueille de plus en plus de stars, propose aujourd'hui un championnat attrayant bien loin de ses débuts.
Un show à l'américaine
Tout d’abord grâce à son format. Fort de décennies d’expérience en NBA, NHL ou NFL, les médias américains ont fait du soccer un show unique, à la grandeur de la démesure américaine. Plus qu’un match de football, la MLS c’est l’assurance d’un spectacle sur en dehors du terrain. Le soccer a pris son essor, depuis 1994, lorsque la coupe du monde du football est venue poser ses valises sur le sol américain. Le football n’a cessé de grandir et de se structurer pour devenir un vrai championnat de football. L’évolution des droits TV (80 M€ cette saison contre 25 il y a trois ans) montre l’ascension indéniable de la MLS et de son attrait à travers le monde.
Mais la vrai force de la MLS, est qu’elle a réussi en a peine 20 ans, à évoluer sans cesse. Stades modernes, publicité, et spectacles font grimper les parts de marchés et les licenciés d’années en années au pays de l’oncle Sam.
Les stars au rendez-vous
La MLS a aussi bien compris que son essor passerait par la venue de grands noms dans son championnat. Et la aussi l’évolution est sans conteste en mode vitesse rapide. Il y a quelques années, les stars se comptaient sur les doigts d’une main. Beckham, Marquez, Donovan et Henry arpentaient les terrains et les équipes de seconde zone pour exposer leur talent. Mais aujourd’hui, le niveau global du championnat a bien évolué. Grâce à une vraie culture du football, les équipes sont devenues compétitives et les stars s’empilent. Kaka, Lampard, Keane, Pirlo, Gerrard, Dempsey, Giovinco, Ashley Cole, Dos santos, Drogba ou David Villa sont venus gonfler les rangs de la MLS. De quoi nous promette de grands matchs tous les weekends.
Alors oui, les sceptiques et rétrogrades du football viendront brandir l’argument de l’âge de ces stars sur le déclin. Il est vrai que Pirlo, Kaka, Gerrard ou Lampard ne sont plus tout jeunes et qu’a la trentaine bien tassée, ils vivent leurs dernières saisons au haut niveau. Mais il est toujours préférable de voir des joueurs de cette trempe à 30 ans passés que de regarder bons nombres de joueurs en Europe, sur-vendus, achetés à prix d’or et dont le rendement laisse à désirer.
Un format unique et attrayant
Alors bien sûr que le FC Barcelone, Le PSG, Manchester United et consorts continueront à attirer les foules et faire rêver l’Europe du ballon rond. Mais la MLS, dans le format de son championnat, semble avoir compris que l’avenir du football passe par une refonte du classique classement au nombre de points. Là aussi inspiré du basket ou du foot américain, la MLS propose en fin de saison un système de play offs pour désigner son champion. Fini, comme trop souvent en Europe, les équipes championnes à 10 journées de la fin et qui de fait rendent beaucoup moins attractif leur championnat.
Même si une équipe de MLS finit avec dix points d’avance et en tête de sa conférence, elle devra passer par la phase d’élimination directe pour atteindre la finale et être sacrée championne. Du suspense jusqu’au dernier match de championnat.
La MLS a également adopté, comme ses frères de NBA et autres, le système de ligue fermée. Pas de relégation, pas de montée, les mêmes franchises chaque saison. Cela permet dans un premier temps pour les équipes de construire un effectif sur le long terme, avec des revenus assurés chaque saison, sans craindre le couperet d’une division inférieure. Et à la MLS de garder une identité forte. Là aussi, les pro football européen viendront nous raconter que ce la ne laisse aucune chance au petits comme en France ou ailleurs de se hisser dans l’élite. C’est vrai.
The place to be !
Mais la MLS est avant tout un spectacle, et qui se veut de qualité. Car même si au nom de la morale, ce concept de petit Poucet contre les grandes équipes de premières divisions paraît noble, soyons sérieux. Personne n’a jamais pris de plaisir à voir évoluer Troyes contre le PSG, Derby Country contre Chelsea ou Gijon contre le FC Barcelone. Preuve de l’essor de la MLS, les qataris commencent à investir dans ce championnat (Miami) et la diffusion en France s’intensifie avec quatre rencontres par week end sur les réseaux câblés. Quand on vous dit que le foot US est l’avenir, à défaut d’être convaincus, prenez le temps de regarder ce championnat méconnu, qui gagne à être suivi.
La MLS , the place to be…
beIN SPORTS

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