Momar Ndiaye (29 ans), l'ancien joueur de Metz, a beaucoup bougé depuis le début de la décennie. L'Allemagne, la Chine, l'Italie, un retour en France et désormais le Luxembourg, à Dudelange, le meilleur club du Grand-Duché...
Vous avez pas mal bourlingué depuis votre départ de Metz en 2010...
Oui, et ce n'était pas spéciale- ment prévu. Quand je suis parti à Ahlen, en Allemagne, j'étais loin de me douter qu'en six ans, je jouerais dans autant de clubs. A Ahlen, je me suis blessé et je n'ai pas joué. Je suis alors parti au FSV Francfort, où ça s'est bien passé la première année. Mais la seconde saison, j'ai été de nouveau blessé et ça m'a éloigné des terrains pendant plusieurs mois.
C'est alors que vous avez décidé de partir à Beijing Baxy, en Chine...
On m'a proposé un bon contrat. D'ailleurs, j'ai toujours reçu mes salaires à temps là-bas, même si ce n'était pas le cas de tous les étrangers. La Chine reste une belle expérience de vie. Sportivement, c'était sympa aussi, même si le niveau n'était pas très élevé. C'est pour cela que j'ai estimé qu'il valait mieux rentrer en Europe, car en Chine, tu risques de te faire oublier...
Comme s'est effectué votre retour sur le Vieux-Continent ?
Cela n'a pas été simple... J'avais 25 ans. J'ai fait un essai a Oldham, en Angleterre, mais je me suis blessé. Je n'ai rien pu faire pendant plusieurs mois. Je suis rentré à Metz pour effectuer une préparation et on m'a proposé d'aller à Aversa Normanna, en Serie C (Italie). Au début, tout allait bien. C'est toujours tout beau, tout rose. Et assez rapidement, je n'ai plus été pavé. J'avais passé l'âge de jouer gratuitement. Je n'y suis resté que quatre mois.
La même année, en 2014-2015, vous revenez en France...
Oui, à Louhans-Cuiseaux, en CFA 2. J'avais un contrat fédéral. J'ai compris que c'était mieux de jouer, même en CFA 2, plutôt que de ne rien faire.Il fallait garder le rythme de la compétition. Évidemment, ce n'était pas la Ligue 1 ou la Ligue 2. Mais entre ça et ne pas jouer...
Depuis un an et demi, vous évoluez au Luxembourg. Est-ce intéressant ?
Déca, j'habite à Metz, et je vais à l'entraînement tous les jours, soit 40 minutes de voiture. Ma première année, je l'ai effectuée à la Jeunesse d'Esch, un gros club au Luxembourg. J'ai marqué 28 buts en 27 matchs. A la fin de la saison, le club de Fola, également situé à Esch-sur-Alzette, a voulu me faire venir. Mais la Jeunesse a préféré que je signe à Dudelange plutôt que de renforcer le rival d'à côté. Et pour l'instant, comme je ne joue plus en pointe mais plutôt sur les côtés, je marque moins (1 but). Mais l'essentiel, c'est l'équipe. Et sinon, financièrement, c'est très correct. Dudelange dispose de certains moyens. Le niveau du foot luxembourgeois a augmenté. Ils font très attention à la formation des jeunes. Et certains clubs ont de bonnes structures. Maintenant, mon objectif est de réaliser de bonnes performances pour un jour rejoindre un championnat plus relevé.
Vous avez été quatre fois international. Quel regard portez-vous sur la sélection actuelle ?
Le coach, Alíou Cissé, et son staff, font un super travail. Et les joueurs aussi. Ils ont fait une très belle campagne qualificative pour la CAN 2017, où les Lions auront une belle carte à jouer.
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