Deux fois international sénégalais, le milieu de terrain défensif Ibrahima Ba (32 ans) poursuit sa carrière à Tubize, en Ligue 2 belge. Après avoir joué en Tunisie, en Suisse et en France.
Tubize a raté l’occasion de disputer les play-offs pour la montée et devra assurer sa place en ligue 2. Des regrets ?
Oui, car je pense que nous pouvions faire mieux. C’est vrai que des équipes comme Lierse ou Antwerp ont des moyens supérieurs à ceux de Tubize, mais j’ai quelques regrets. On a parfois manqué de régularité. Nous avons effectué un début de saison difficile, et cela nous a mis en difficulté pour la suite. Aujourd’hui, nous devons assurer le maintien. C’est bien parti, mais il faudra rester concentrés jusqu’au bout.
Vous serez en fin de contrat le 30 juin prochain. Pourriez-vous rester à Tubize ?
J’aimerais bien, oui. Cela fait deux ans que je suis dans ce club, où je me sens bien. On doit rediscuter avec mes dirigeants. J’habite en France, où mes enfants sont scolarisés, vers Valenciennes, à 40 minutes de Tubize. C’est un club qui a des ambitions.
Vous avez 32 ans. Pensez-vous à la reconversion ?
Bien sûr. Je vais commencer à passer mes diplômes d’entraîneur au mois de juin. Durant ma carrière, j’ai fait des investissements, mais je n’ai jamais eu de gros contrats. J’ai pu mettre un peu d’argent de côté, mais il faudra travailler après ma carrière. Il faut préparer la suite. Mais pour l’instant, je me sens bien physiquement et mentalement, je prends du plaisir et j’espère pouvoir continuer à jouer encore quelques années.
Votre première expérience à l’étranger, vous l’avez vécue à Sfax, en Tunisie, et pas en Europe…
Quand j’étais à l’AS Douane, j’avais effectué deux essais en France. À Sochaux, où on m’a tout de suite dit que ce n’était pas concluant, et à Metz, où on m’a demandé d’attendre et de retourner au Sénégal. J’ai eu alors un contact avec le CS Sfaxien, un grand club tunisien, qui m’a proposé un contrat. J’y suis allé, j’ai gagné deux titres. La Tunisie, c’est un pays que j’adore. J’y suis revenu ensuite, à Kasserine en 2008- 2009, puis au stade tunisien de 2009 à 2011.
C’est en Suisse, au FC Thoune, que vous avez découvert l’Europe. quels souvenirs gardez-vous de cette expérience ?
Mitigé. Thoune est situé en Suisse alémanique, je ne parlais pas allemand, il faisait un peu froid, j’ai donc mis du temps à m’adapter. Et j’ai eu un entraîneur, René Van Eck, un néerlandais, qui ne me faisait pas vraiment confiance. C’est pourquoi je suis reparti en Tunisie en 2008.
En France, vous avez évolué à Istres et à Arles-Avignon, deux clubs plombés par les difficultés financières…
Oui. à Istres, j’ai joué en Ligue 2, pendant deux ans, puis le club est tombé en national, où c’était plus compliqué. J’étais bien à Istres, je prenais du plaisir. Je suis parti à Arles-Avignon, alors en Ligue 2. Le club a connu de grosses difficultés sportives et financières et a disparu du monde professionnel. Mais j’ai là aussi réussi à prendre du plaisir, avant de partir à Tubize.
Vous avez joué deux fois pour le Sénégal…
(Il coupe) J’en suis fier. Je pourrai dire à mes enfants que j’ai porté le maillot de mon pays. Mais j’aurais bien sûr aimé le faire plus souvent. Les sélectionneurs ont fait leurs choix. Aujourd’hui, je suis un supporter de la sélection. Les lions ont une belle génération, l’état d’esprit semble avoir changé, le discours d’Aliou Cissé est positif. Il veut des guerriers. Je pense que le Sénégal a un bel avenir devant lui. Il n’a pas eu de chance à la CAN au Gabon.
Suivez-vous toujours les performances de l’AS Douane ?
Bien sûr ! C’est le club qui m’a repéré lorsque je jouais les navétanes, ces matchs de quartiers. Je suis toujours en relation avec des personnes du club. Je dois beaucoup à l’AS Douane, qui a participé à ma réussite.
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