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Chili-Argentine sera donc la finale de la Copa America ce samedi. L’Argentine a explosé le Paraguay (6-1) et le Chili a eu du mal à se débarrasser d’un Pérou courageux réduit à 10 (2-1). Cette finale oppose les deux meilleures équipes du tournoi, et fait office de finale idéale. Nous vous expliquons pourquoi, et vous présentons les clefs de cette finale.

LES 2 ÉQUIPES QUI PRODUISENT LE PLUS DE JEU

Des deux côtés, nous avons deux équipes avec de grosses individualités (Messi, Di Maria, Pastore, Agüero côté argentin; Valdivia, Alexis Sanchez, Vidal côté chilien). Mais le plus dur en football est que les individualités jouent ensemble. Le Chili lui a le meilleur jeu collectif depuis le début de la compétition, avec un jeu rapide à une touche de balle. Ce qui fait qu’avec 13 buts, le Chili est la meilleure attaque de la compétition (dont un 5-0 contre la Bolivie, 3 buts marqués contre le Mexique..). Le spectacle est au rendez-vous.  L’Argentine de son côté, a eu plus de mal à se mettre en route. Di Maria et Agüero ont eu du mal à mettre la machine en route, notamment au 1er tour avec deux victoires difficiles contre la Jamaïque et l’Uruguay (1-0). Contre la Colombie en quart de finale, même si les argentins se sont qualifiés aux tirs aux buts, cela est dû à un grand Ospina et à une grande maladresse. Mais une victoire 3-0 aurait été plus juste. Le festival a donc eu lieu contre le Paraguay en demi (6-1), où Pastore et Messi se sont régalés des espaces laissés par les paraguayens. On a parfois retrouvé le jeu du FC Barcelone. L’Argentine avec ses 6 buts marqués en un match, se retrouve donc 2ème attaque de la compétition avec 10 buts.

Les autres prétendants à la victoire finale n’ont jamais atteint le niveau du Chili et de l’Argentine. Le Brésil sans Neymar n’a aucune imagination, alors que la Colombie (très décevante par rapport à son Mondial), et l’Uruguay ont plus passé du temps à mettre des coups qu’à jouer.

UN ARBITRAGE COHÉRENT ENFIN ?

Cette finale ne sera pas facile pour l’Argentine, même si vu les joueurs qu’elle compose elle reste favorite. Le Chili évolue à domicile et ce n’est jamais facile de battre le pays organisateur. Il faut aussi espérer que l’arbitrage soit bon, ce qui n’a pas souvent été le cas depuis le début de la compétition. Quelques matches se sont envenimés (Chili-Uruguay/Brésil-Colombie) car les arbitres n’ont pas sanctionné assez sévèrement les attentats de défenses trop rugueuses. Ils préfèrent se concentrer sur les expulsions de coachs qui sortent de leur zone technique, ou sanctionner des joueurs qui enlèvent la mousse pour tirer un coup franc. Le corps arbitral de la finale devra être très attentif, surtout que le Chili à côté de son jeu attrayant, n’oublie pas le côté roublard (Jara qui glisse un doigt aux fesses de Cavani).

LA DÉFENSE ARGENTINE SERA-T-ELLE AU NIVEAU ?

Pour la 1ère fois de la compétition, la défense argentine va être opposé à un véritable potentiel offensif, va-t-elle tenir ? En phase de poule sa trop grande nonchalance avait laissé beaucoup d’occasions à l’Uruguay et au Paraguay. Si l’Uruguay n’avait pu en profiter malgré de grosses occasions, le Paraguay avait pu recoller au score.  En demi, le Paraguay est revenu à 2-1 et a eu une balle de 2-2 juste avant la mi-temps. La charnière Demichelis Otamendi a trop manqué d’agressivité. Espérons pour l’Argentine, que Garay malade pour la demi-finale, sera de retour. Rojo a aussi beaucoup trop de déchets dans sa relance. Contre une équipe aussi agressive que le Chili, cela ne pardonnera pas.

COMMENT FAIRE SAUTER LE BLOC CHILIEN ?

La dernière clé du match est de se demander comment l’Argentine va t-elle détourner le bloc chilien ? Effectivement, les argentins ont cartonné le Paraguay, mais ce dernier a laissé beaucoup d’espaces entre les lignes dû au fait qu’il devait revenir au score. Le Chili ce n’est pas ça. Le bloc est serré, le pressing tout terrain, une défense agressive dans le bon sens du terme est pratiquée. Avec 4 buts encaissés (dont 3 en un seul match de poule contre le Mexique), la défense est solide autour du gardien du FC Barcelone Claudio Bravo. Les argentins devront étirer le bloc, et pour cela, Pastore et Messi ne pourront pas tout faire tous seuls. Ils auront besoin d’appels à côté d’eux. Et depuis le début de la compétition, Di Maria et Agüero sont trop moyens : peu de courses, peu d’appels, ils recherchent trop la solution individuelle. Pour gagner cette finale, il faudra que le quatuor magique argentin soit à son meilleur niveau, joue ensemble et que chacun ne joue pas sa partition dans son coin. Plus facile à dire qu’à faire.

Les finales ne sont jamais les meilleurs matches de la compétition. Mais là, on attend beaucoup de cette opposition entre les 2 meilleures équipes du tournoi. Avec ces deux armadas offensives, un match sans but serait étonnant. Vivement samedi !


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