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SON CONTRAT AVEC AJ AUXERRE RÉSILIÉ : Amara Baby rayé de la liste des Lions  

Lié à l’AJ Auxerre jusqu’en juin 2016, Amara Baby a résilié son contrat, hier lundi, en milieu d’après-midi. Conséquence immédiate de cette nouvelle donne, son nom est rayé de la liste des Lions devant prendre part au prochain Namibie / Sénégal.

De retour après une disparition qui a duré quatre jours, Amara Baby a finalement eu un entretien avec le président de l’AJ Auxerre, Guy Cotret, hier. À l’issue de ce face-à-face, les deux hommes ont décidé de mettre fin à leur compagnonnage. «Effectivement, Amara et Auxerre ont rompu le contrat qui les liait. C’est une résiliation de contrat et aucune partie n’aura à payer quoi que ce soit», nous a dit Lass Badiane, un proche du footballeur. Cette décision de l’attaquant excentré gauche n’est pas sans conséquence. En effet, le sélectionneur national, qui avait fait appel à lui pour le match Namibie / Sénégal du 5 septembre prochain à Windhoek comptant pour la 2ème journée des éliminatoires de la CAN 2017, a décidé de se passer des services du désormais ex-joueur de l’AJ Auxerre, comme indiqué dans un communiqué qu’il a rendu public hier. Concernant le remplacement éventuel d’Amara Baby qui devait étrenner sa sélection avec l’équipe du Sénégal après avoir pris part aux trois dernières minutes du match de juin dernier contre le Burundi (3-1) pour le compte de la 1ère journée des qualifications de Gabon 2015, Aliou Cissé aurait, dans un premier temps, pensé à Issiar Dia. Mais vu le délai insuffisant pour convoquer un joueur professionnel, l’option de faire appel à un footballeur local n’est pas écarté. Pour sa part, Amara Baby (26 ans) peut se pencher sur son avenir. De ce point de vue, des négociations seraient enclenchées avec le FC Nantes et le Gazelec Ajaccio, deux clubs de la Ligue 1 française.


BLESSÉ À UNE HANCHE DIMANCHE : Sadio Mané au scanner ce mardi  


Après sa blessure à la hanche droite, Sadio Mané passera un scanner aujourd’hui et pourrait manquer le déplacement de Southampton au Danemark contre Midtjyland en barrages retour de l’Europa League

Lors du déplacement de Southampton chez le promu Watford pour l’acte 3 de la Premier League, Sadio Mané a été contraint de quitter ses coéquipiers sur blessure (25’). L’encadrement technique  qui ne veut pas prendre des risques compte tout de même sur sa pépite sénégalaise pour le déplacement au Danemark pour le match retour face à Midtjyland. Mais, le meneur de jeu des Saints qui a fait ses premiers soins hier matin au centre d’entraînement de son club va passer le scanner ce mardi matin. C’est à l’issue de cet examen que l’enfant de Bambali sera fixé sur la durée de son indisponibilité. «Tout se passe bien. Au départ, on pensait qu’il avait une commotion cérébrale du fait de sa chute, mais on s’est rendu compte que le joueur souffrait d’une douleur au niveau de la hanche droite. Ce n’est pas sûr qu’il tienne sa place pour le barrage  de l’Europa League comme le souhaite Ronald Koeman son entraîneur, mais nous espérons que le temps d’indisponibilité du garçon sera relativement court et qu’il pourra être opérationnel le week-end prochain», nous a fait savoir un membre de l’entourage du joueur.
Notre interlocuteur poursuit : «La douleur ne l’empêche pas de marcher correctement ou de courir. Puisque c’est une affaire d’os, il va falloir attendre la décision médicale pour en savoir plus. Mais, comme je l’ai dit, il y a plus de peur que de mal et le garçon peut être opérationnel plus vite qu’on le pense.»


"SOURIS" RECADRE LE SÉLECTIONNEUR DES LIONS :
«Aliou Cissé ne doit pas communiquer via facebook».

Depuis qu’il a pris les rênes de l’équipe nationale du Sénégal de football, Aliou Cissé a amorcé une certaine rupture, notamment dans la publication de la liste des «Lions» lors des matches amicaux ou internationaux. A la place de la traditionnelle conférence de presse, l’ancien capitaine du Sénégal choisit une publication, via le site de la Fédération et sa page facebook. Une formule qui n’enchante pas l’ancien président de la Fédération sénégalaise de football (FSF). El Hadji Malick Sy «Souris», présentement à Pékin sur invitation du président Lamine Diack, considère qu’en agissant ainsi, «Aliou Cissé a commis une faute professionnelle».


Aliou Cissé qui était le capitaine des Lions à l’époque de votre présidence, est devenu sélectionneur national. Comment appréciez-vous le début de son travail sur le banc de l’équipe ?
Il ne faudrait pas commettre les mêmes erreurs qu’en 1992. Même si nous avons perdu, nous avions l’une des meilleures équipes d’Afrique. Malheureusement, cette génération n’a pas apporté son expérience au Sénégal. Elle a totalement disparu, alors que c’était de grands professionnels. Ils étaient les pionniers qu’on n’a pas utilisés. Les Oumar Guèye Sène, Thierno Youm etc. A part Lamine Ndiaye qui a fait une carrière d’entraîneur, tous les autres, pratiquement, sont dans d’autres choses. Il faut quand même utiliser les anciens professionnels qui rentrent au Sénégal. Il faut leur donner des responsabilités soit dans les régions, soit la petite catégorie etc.
Quant à Aliou Cissé, je l’ai choisi avant de choisir Metsu. Quand je suis arrivé à la FSF, il n’était pas capitaine. C’était Pape Malick Diop avec le père de qui, j’ai joué à la Jeanne d’Arc de Dakar. Pape Malick était très fort. Mais, j’ai vu que c’est Aliou (Cissé) qui repositionnait les joueurs. Là, j’ai dit : «j’ai trouvé mon capitaine» parce qu’il aime ça. Il assume naturellement le leadership. J’ai dit à Metsu, celui-là, il faut en faire le capitaine. C’est rare de voir ça dans ce domaine. Mais, je connais le football même si je ne suis pas entraîneur.

Que pensez-vous de la méthode Cissé ?
Être entraîneur n’a rien à voir avec être capitaine. Le capitaine tempère juste. Mais l’entraîneur, doit être un vrai imam. Il faut savoir tout gérer. Il faut qu’il (Aliou Cissé, Ndlr) soit zen. Il faut être meilleur en tout, dans le comportement, dans la façon de parler, dans la gestion du groupe. Certainement, sa personnalité va impacter le groupe. Il me semble qu’il n’a pas fait une conférence de presse pour la publication de la liste des Lions devant affronter la Namibie. C’est une faute professionnelle.

Et pourquoi ?
C’est son métier. Il est sélectionneur national. Dans tous les pays du monde, les entraîneurs viennent parler à la presse. Ce n’est pas une séance d’explication devant les médias, c’est une communication. La prochaine fois, je pense qu’il devrait aller faire face à la presse comme il est de tradition. Il n’a pas à expliquer ses choix. Il va juste communiquer sa liste.
D’ailleurs, je dois préciser que le volet communication d’un entraîneur doit être géré par un professionnel. C’est ainsi dans tous les pays du football. En 2002, nous avions Cheikh Tidiane Fall, puis Lune Tall qui nous gérait cette relation presse-équipe nationale. Ils sont du métier. Ils savaient à quel moment parler et comment le faire. Il faut que cette partie soit déléguée à un professionnel parce que le sélectionneur a d’autres choses à faire, pour éviter des conflits avec des journalistes.

Aliou Cissé utilise souvent les réseaux sociaux pour communiquer. Notamment facebook. Vous n’êtes pas d’accord avec cette forme de communication ?
Non ! Aliou Cissé (intuitu personae) peut, lui le faire. Mais là, il est sélectionneur de l’équipe nationale du Sénégal. Il est payé pour ça. C’est un agent de l’État du Sénégal. On ne communique pas par facebook quand on gère l’État. Maintenant, s’il a des affaires personnelles à passer, il n’a qu’à utiliser le moyen de communication qu’il veut. Il ne doit pas persister dans ce domaine. On ne communique pas via facebook. Sinon des Chefs d’État allaient faire des déclarations à la Nation via les réseaux sociaux (rires).

Il vous a rencontré depuis qu’il est nommé à la tête de l’équipe nationale ?
Je l’ai reçu une fois. Mais, nous n’avons pas encore eu le temps de discuter de certaines choses, dans le fond, de ce qu’il compte faire. Je crois qu’il va le faire parce que c’est dans son intérêt.

Comment avez-vous vécu les contreperformances du Sénégal en Guinée-Equatoriale en 2012 et en 2015 ?
En 2015, c’est l’entraîneur (Alain Giresse, Ndlr) qui nous a complètement sacrifiés. On ne change pas une équipe en deux matches. Comment peut-on changer une équipe au deuxième match contre l’adversaire le plus faible. Il a sacrifié l’équipe. Le réflexe normal, logique aurait été de mettre sa meilleure équipe pour se qualifier après la première victoire devant le Ghana. Mais, il a fait l’inverse. C’est incroyable !

Vous discutiez avec Metsu de certains de ses choix ?
Bien sûr ! Metsu, on s’attendait. On s’est parlé avant qu’il ne signe au Sénégal. On aimait bien discuter de football ensemble. Par exemple, la façon dont on a joué à la Coupe du monde 2002, on en avait déjà discuté, même si l’on avait gardé pour nous. Quand nous avons décidé de replacer Aliou Cissé devant la défense, c’est qu’on était convaincu que les grandes performances sont réalisées par les défenseurs. Les attaquants étaient visibles. Si nous avons été aussi loin au Mondial 2002, c’est parce qu’on avait une grande défense, de formidables défenseurs, Tony (Sylva), (Lamine) Diatta, (Ferdinand) Coly, (Omar) Daf, Malick (Diop), (Habib) Bèye, puis Aliou Cissé devant.

Vous êtes le dernier président coopté de la FSF. La cooptation qui permettait à l’État d’envoyer au sein du Comité directeur des personnes ressources a disparu. Est-ce une bonne idée ?
J’ai été coopté trois fois. Je ne suis jamais venu à la FSF par mon club, parce que j’avais d’autres choses à faire. Je travaillais dans l’administration. D’abord, c’est avec le grand Abdoulaye Fofana qui était coopté dans le comité provisoire et j’étais son adjoint.
Ensuite en 1992, lors de la CAN. Abdoulaye Makhtar Diop était ministre des Sports, Daouda Faye responsable de l’organisation. J’ai été coopté pour diriger la Fédé que j’ai quitté d’ailleurs, tout de suite après la défaite du Sénégal. Dix ans après (2002), j’ai été rappelé par le président Abdoulaye Wade, sur proposition du ministre des Sports, Joseph Ndong. Cette fois, on réussit. Mais, le constat, c’est qu’au Sénégal, l’échec et la réussite produisent les mêmes maux. On m’a fait partir. Et depuis lors…

Vous avez claqué la porte en pleine assemblée générale lorsque le ministre des Sports Youssoupha Ndiaye a parlé de blanchissement sans cause.
Effectivement ! C’était assez rocambolesque (rires). C’est inédit d’ailleurs. Depuis lors, je ne viens plus au stade. La dernière fois, je suis reparti pour Aliou Cissé, pour son premier match. Il y avait eu un rapport de la Cour des Comptes, mais il n’y a pas eu d’investigation et la presse n’a pas fouillé le rapport.

Pourtant si président. Sud Quotidien avait l’exclusivité de ce rapport. Nous l’avions publié ?
Effectivement ! Il y a eu un non-lieu, mais le mal est déjà fait. Et jusqu’à présent, l’État du Sénégal ne nous a pas dit «merci». Il ne nous a jamais réuni pour nous remercier de ce que nous avons fait. Mais ce sont les aléas du sport du haut niveau. On encaisse les victoires et les défaites.



Stades : Une du mardi 25 août 2015...

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