Issar Dia, l’attaquant sénégalais du Gazélec d’Ajaccio (élite française), de retour en France après des saisons passées en Turquie et au Qatar, a encore besoin de temps pour confirmer qu’il reste un footballeur majeur.
Avec 12 matchs joués dont cinq comme titulaire lors de la phase aller (19 matchs) en ligue 1 , l’international sénégalais qui aurait pu profiter de ce retour dans l’Hexagone pour rebondir en sélection, est en retard à l’allumage.
Revenu en Europe pour rejouer, Issiar Dia qui a choisi le Gazélec d’Ajaccio, n’a pas encore trouvé le temps de jeu qu’il est venu chercher pour être au-devant de la scène.
Il doit lui être concédé un retard à l’allumage dû à une préparation physique inadéquate pour un championnat de France plus costaud que celui du Qatar.
Mais celui qui affolait la Ligue 1 française avant de s’envoler pour Fenerbahçe (Turquie), doit réussir une deuxième partie de saison pour espérer rebondir définitivement.
A son arrivée en août dernier, il confessait d’ailleurs : "Je ne suis pas encore prêt physiquement, j’ai eu un petit pépin au mollet. Je travaille avec le staff, en salle, pour reprendre d’ici la semaine prochaine avec le groupe, et être ainsi prêt le week-end suivant".
Mais plus de trois mois après, alors que le Gazélec d’Ajaccio qui avait débuté difficilement la Ligue 1 française, est en train de réussir son opération maintien, l’attaquant sénégalais tarde à être dans le bon wagon.
S’il avait pris le bon en club, il aurait pu enlever une épine du pied du sélectionneur national, Aliou Cissé, qui tarde à trouver les joueurs qu’il lui faut pour animer ses couloirs offensifs.
Arrivé en 2008 chez les Lions alors managés par Lamine Ndiaye, le natif de la région parisienne, qui en est à une vingtaine de capes en sélection, avait disparu peu à peu des radars de la Tanière pendant son exil doré en Turquie et au Qatar.
L’ancien international Espoir français avait jugé nécessaire d’assurer son futur en signant dans ces destinations exotiques. Il a désormais besoin d’un nouveau challenge sportif pour faire une carrière à la dimension du talent que les différents éducateurs et techniciens lui avaient prédit.
Cette perspective passe par une seconde partie de saison plus aboutie, pour conforter le Gazélec d’Ajaccio dans son opération maintien en Ligue 1 française.
S’il est régulier, Issiar Dia peut ensuite espérer accrocher Aliou Cissé et son staff technique qui, en plus des éliminatoires de la CAN 2017 qui recommencent en mars, auront besoin d’apport sur les côtés pour les prochaines éliminatoires de la Coupe du monde de 2018.
En attendant le tirage au sort de Russie 2018, les Lions savent déjà qu’ils auront en face des sélections d’un tout autre calibre, comparées aux équipes nationales du Burundi, de la Namibie et de Madagascar, battues lors des qualifications à la CAN 2017 et au Mondial 2018.
La Tanière se trouvera dans le besoin d’attaquants excentrés pour mieux animer les tactiques préférentielles (4-4-2 ou 4-3-3), au moment d’affronter des adversaires qui, comme les Lions, auront envie de jouer une phase finale de Coupe du monde.
Le sélectionneur national, pour l’heure, peine à avoir plus de liant dans son jeu et dans ses combinaisons.
APS
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