L’été 2016 s’apparente à une véritable résurrection pour Nani. Vainqueur de l’Euro avec sa sélection puis transféré à Valence, le Lusitanien s’est offert un retour remarqué au premier plan. Dans une interview accordée au quotidien anglais The Guardian ce jeudi, il s’est confié sur la période compliquée traversée à Manchester.
Un rêve de gosse
En 2007, Nani a quitté son club formateur, le Sporting Lisbonne, pour s’engager avec Manchester United. L’accomplissement d’un rêve pour le jeune ailier de 19 ans issu d’un quartier pauvre de la capitale portugaise. Je me souviens de la finale de Ligue des champions et de la victoire contre le Bayern en 1999, explique-t-il. Quand vous voyez une équipe comme celle-là, vous rêvez de jouer pour elle. J’ai dit à mes amis qu’un jour j’y jouerait. Le rêve est devenu réalité. »
Ferguson, un père
Très jeune lors de son arrivée en Angleterre, Nani y termine sa formation sous l’œil avisé de Sir Alex Ferguson. Le coach écossais espère en faire le nouveau Cristiano Ronaldo (au club depuis 2003) et ne laisse rien passer à sa pépite. « Je le vois comme un père, en colère et vous criant dessus à un moment. Puis au suivant il pose ses mains sur votre tête et vous dit "Allez mon garçon", décrit le natif de Praia au Cap-Vert.
Pas de confirmation
Malgré un potentiel certain et des fulgurances remarquées, Nani ne parvient pas à s’imposer à United. En moyenne, il n’a disputé que 16 matches de Premier League chaque saison. Après le départ de Ferguson, il est mis à l’écart petit à petit par Moyes puis Van Gaal avant de quitter le club.
La pire période de sa vie
« The Chosen One » (comprendre « l’Elu »), David Moyes a succédé à la légende Sir Alex en 2013. Bonne nouvelle pour Nani qui est prolongé pour cinq saisons. Mais le bonheur tourne court et le Portugais, pourtant taulier dans le groupe, n’est pas titulaire. Pire il ne dispute que sept matches de premier League cette année-là. « Cela aurait pu être le plus beau moment de ma vie mais c’est devenu le pire », confie-t-il.
Une fin anonyme
Pas mieux la saison suivante avec Van Gaal. Il (l’entraineur néerlandais, ndlr) m’a dit que je n’étais pas son premier ni même son deuxième choix alors que je voulais être dans le onze à chaque match. J’ai dit non. » Un transfert en Turquie pour à peine plus de 6 millions d’euros et Nani quitte Old Trafford par la petite porte.
Lors de son exil contraint à Fenerbahce à l’été 2015, personne n’aurait pu imaginer un tel retour dans la lumière pour le milieu offensif. A Valence, son nouveau club lui a même consacré un documentaire, sobrement intitulé « Le Phénomène Nani ».
SFR Sport
Réagissez Google+ Facebook