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Après la trêve internationale, Manchester City ira sur la pelouse de son ennemi intime Manchester United, pour un derby bouillant lors de la quatrième journée de Premier League. Des Citizens qui se sont largement renforcés durant le mercato, jusqu’à se muer en favori logique dans la course au titre. Plus discret, Tottenham a également fait de belles prises. Retour sur deux mercatos réussis.

La trêve internationale de fin d’été permet généralement de prendre du recul sur le début de la saison. Elle est aussi l’occasion d’analyser le mercato estival, loin de l’agitation d’avant-clôture de cette période de transferts, achevée le 31 août dernier. Pas du luxe compte tenu de la densité des mouvements en Premier League. Et s’il est difficile de prédire la destinée de ces deux équipes cette saison, Manchester City et Tottenham ont achevé un mercato réussi sur le papier.


City, du nombre et des profils précis

A ce petit jeu du recrutement, Manchester City semble avoir décroché la palme. Arrivée de Pep Guardiola oblige, les Citizens, qui ne manquaient déjà pas de joueurs, ont recruté en masse : huit arrivées au sein de l’effectif, neuf dans quelques mois avec la venue bouclée de Gabriel Jesus (en janvier). Mais surtout à des postes clé et non pour faire le nombre et cirer le banc.


John Stones, le futur crack ?


Recrue phare ? John Stones, venu d’Everton pour plus de 55 millions d’euros. Un jeune défenseur central de 22 ans, anglais qui plus est, sur lequel repose déjà la pression de relever une sélection des Three Lions en pleine reconstruction. Même s’il n’était que le deuxième choix de Pep Guardiola, qui a tout fait pour arracher Aymeric Laporte à Bilbao, sans succès. Le technicien catalan a également recruté jeune avec les prometteurs Gabriel Jesus et Leroy Sané, mais aussi espagnol avec Nolito et Claudio Bravo.


L'épineux cas Joe Hart

Des renforts à tous les postes ou presque, pour s’imposer dans un onze très calculé. Tout est de toute façon très calculé de la part de l’ancien maître à jouer du Barça puis du Bayern qui, quand il a une idée en tête, n’en déroge jamais. L’exemple le plus criant étant celui du gardien de but. L’ancien taulier Joe Hart est devenu le banni, privé de terrain par un entraîneur qui ne conçoit pas d’aligner un portier d’un profil différent de celui qu’il affectionne. Willy Caballero a donc pris sa place dans les cages, pour les premiers matches de la saison, et le club s’est attaché les services de Claudio Bravo, incarnation de ce que recherche Pep Guardiola : du risque et des passes courtes plutôt que de longs dégagements stériles.


Le Catalan a donc fait le ménage. Il ne fallait pas attendre autre chose de ce génie tactique, qui choisit toujours soigneusement ses armes pour son assemblage d’équipe. La recette est bien rodée. Samir Nasri, Wilfried Bony, Eliaquim Mangala et donc Joe Hart n’entraient pas dans ses plans, ils sont partis en prêt. Pep Guardiola sait où il va et avait travaillé son mercato… avant même de quitter le Bayern. Reste à savoir si le mélange va prendre.


Tottenham, discret mais efficace

Le mercato de Tottenham fut à peu près à l’opposé de celui de Manchester City. Avec toutefois un point commun : un coach qui sait où il va, ce qu’il veut et qui entend s’inscrire dans un projet à long terme. Seulement cinq arrivées du côté des Spurs de Mauricio Pochettino, avec un gros coup dans les ultimes heures de la fenêtre de transferts.


Sissoko en forme de gros coup


Ce gros coup n’a rien de clinquant en comparaison avec le recrutement de Paul Pogba par Manchester United mais peut tout de même faire son petit effet, surtout dans la manière. C’est en effet en snobant l’accord passé entre Newcastle et Everton et en ignorant les appels de Ronald Koeman que Moussa Sissoko s’est envolé pour Tottenham. Un moyen d’échapper sur le fil à une saison en Championship, tout en signant dans une équipe qui peut clairement viser un top 4 cette saison.

Affirmer ça peut paraître osé. C’est assumé. La grande force du club, c’est d’avoir su garder des joueurs aussi précieux que Harry Kane, Erik Lamela ou Eric Dier, tout en faisant des retouches. Pour se donner de l’air et du banc, comme il en a manqué à cette équipe en fin de saison dernière, dans la dernière ligne droite de la course au titre, finalement revenu à Leicester.


S'offrir de nouvelles options

Clinton Njie est parti en prêt à Marseille mais Georges-Kévin Nkoudou a fait le chemin inverse, cette fois sous forme d’achat. Vincent Janssen, meilleur buteur du championnat néerlandais, a aussi des atouts à faire valoir. Et son association avec Harry Kane, comme face à Crystal Palace (1-0), peutoffrir des perspectives tactiques intéressantes à Mauricio Pochettino. « On pouvait voir que Harry était plus libre, estimait l’entraîneur après ce match. Il a eu beaucoup d’occasions. Beaucoup plus qu’à Everton (1-1). C’était une très bonne association. C’est une option importante pour le future. » Après tout, le but d’un mercato n’est-il pas de rectifier certaines faiblesses en s’offrant de nouvelles options ? A ce petit jeu, Tottenham pourrait avoir abattu la plus jolie et discrète carte.
SFR Sport

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